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SURGERES  -  Capitale du Grand fond

 

L'histoire d'une grande épreuve

 

C’est en 1985 que Jean-Gilles BOUSSIQUET, « l’enfant du pays », a souhaité établir un Record de France des 48 Heures pédestres sur la piste de Surgères…. Il avait alors 41 ans.

 

Connaissant parfaitement bien le député-maire de l’époque, Jean-Guy Branger, avec lequel il avait déjà créé les 100 km de Saint-Pierre d’Amilly, il s’est évidemment adressé à lui. Jean-Guy Branger a, bien évidemment, retenu cette idée et l’a aussitôt mis en rapport avec son adjoint aux sports, Michel Landret. Un contact avec Jacques Garreaud, dit « Charly », rugbyman et directeur-adjoint de la caisse locale de Crédit Agricole a permis de trouver une somme de 2.000 francs permettant de financer très modestement cette opération.

 

Des amis de Jean-Gilles, sapeurs-pompiers bénévoles, ont rapidement constitué un groupe pour organiser cette épreuve très inattendue à Surgères. Un petit véhicule utilitaire permettrait d’y installer les chronométreurs, quelques barrières mises en place par les services municipaux, un barbecue pour l’animation. Tout était prêt pour accueillir cette tentative de record sur la piste en cendrée du stade municipal, officiellement mesurée par un huissier local à 302,80 mètres.

 

Jean-Gilles avait choisi de courir avec Patrick SIMONNET, un rochelais très attaché au grand fond pédestre. Personne, malheureusement, ne pouvait intervenir sur les conditions atmosphériques ! Et il faisait bien trop chaud en ce mois de Mai 1985. Jean-Gilles réalisait malgré tout 333,988 km et Patrick 214,382 km.

 

Les 48 HEURES PEDESTRES de SURGERES étaient en marche !!

 

 

 

L’année suivante, une association était constituée sous le nom de « 48 Heures à Surgères ». Elle regroupait, bien sûr, quelques amis très proches de cette première édition dont Charly Garreaud qui en était le président et Michel Landret, le secrétaire.

 

En 1986, 11 hommes et 1 dame étaient au départ. La victoire revînt à Jean-Gilles Boussiquet avec 375,470 km. Arlette Touchard, chez les féminines, réalisait 213,171 km.

En cette fin d’Avril 1986, il avait plu pendant 36 heures…

Mais qu’importe, l’équipe ne s’est pas démoralisée et en mai 1987 : 13 hommes et 2 dames reprenaient la piste de Surgères. Un premier record du monde était établi par Gilbert MAINIX à 50 ans, avec 407,573 km.

 

 

Chaque année, une nouvelle épreuve était mise en place et l’organisation se complétait  avec une animation festive dans l’enceinte de la piste, un restaurant permanent pour les coureurs, une caravane à disposition de chacun, le service médical accessible tout au long des 48 heures… et un pointage qui reste manuel, réalisé par des bénévoles des associations sportives locales et autres, afin de conserver une véritable relation conviviale avec les concurrents.

L’épreuve a pris de l’importance au fil des années. Les records du monde deviennent une véritable tradition à Surgères. La course a aussi été ouverte à des équipes de deux concurrents (équipe de 2 hommes, 2 dames, ou un homme et une dame). Jean-Claude PERRONNET, non voyant, y a participé à deux reprises.

 

En 1993, la Fédération Française d’Athlétisme découvrait qu’il existait en France cette épreuve hors du commun.

« Elle s’y intéressait », disait-on à l’époque… Ce fut seulement pour effectuer une mesure de la piste qui, bien sûr, devenait "LA" référence officielle. C’est ainsi que depuis ce moment, les records sont établis à Surgères sur une piste qui ne mesure plus que 301,59 mètres !

 

 

 

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